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ESPACES VERTS ET PRÉSERVATION DE LA NATURE


La mission principale des équipes du Service Espaces Verts est de développer et valoriser le patrimoine vert de la ville d’Albertville.

Cette mission s’inscrit dans une gestion respectueuse de l’environnement. En effet les agents, conscients de leur impact professionnel sur les ressources naturelles, ainsi que sur le modèle qu’ils représentent auprès de la population, agissent au quotidien pour la sauvegarde de la biodiversité.

ENGRAIS ORGANIQUES

L’utilisation d’engrais organiques permet de créer un écosystème favorable au végétal. En préservant la qualité du sol, les engrais organiques favorisent indirectement une meilleure résistance des plantes dans leur milieu.

Les Espaces Verts de la Ville d’Albertville ont décidé de remplacer les engrais minéraux (chimiques) par les engrais organiques (naturels).

Les engrais chimiques ont l’avantage d’être efficaces à court terme mais ils contribuent à stériliser le sol, dégradant la biodiversité, en particulier celle des micro-organismes qui jouent un rôle fondamental dans l’interaction entre le sol et les plantes.

A court terme, l’utilisation d’engrais organiques permet d’améliorer la structure global du sol pour un meilleur développement des plantes.

CHOIX DE PLANTES ADAPTEES

L’utilisation de végétaux adaptés à notre climat, à notre sol et à nos pratiques apparaît comme une solution simple et de bons sens. Renouant avec les pratiques ancestrales des albertvillois, le choix de végétaux adaptés facilite l’entretien des espaces verts et favorise le développement naturel des plantes.

Depuis quelques années, l’équipe des Espaces Verts privilégie l’utilisation de végétaux endémiques (variétés locales). Les végétaux exotiques, originaires de tous les coins de la planète ont connu une mode certaine liés à leur aspect attrayant (couleur, esthétique). Cependant, souvent non adaptés à notre climat (végétaux de climat doux) ou à notre sol (ex : végétaux de terre de bruyère), ils nécessitent la création d’un milieu artificiel indispensable à leur développement.

Végétaux locaux adaptés :

  • Ils sont adaptés au climat et au sol
  • Ils sont moins fragiles
  • Ils nécessitent moins d’entretien
  • Ils ont un meilleur potentiel de développement.

Végétaux exotiques :

  • Ils nécessitent un apport régulier d’eau qui génère un gaspillage de la ressource
  • Ceux qui ont besoin d’un sol acide nécessitent l’apport de terre de bruyère (une terre exploitée au détriment des tourbières naturelles)
  • Les techniciens des Espaces Verts investissent un temps considérable pour maintenir « sous perfusion » ces végétaux.
HERBICIDES

Actuellement, les Espaces Verts de la Ville d’Albertville n’utilisent plus que des herbicides. Les insecticides ont été remplacés par des traitements biologiques dans un soucis de préserver les insectes qui forment la chaîne alimentaires.

Cela fait déjà quelques années qu’une politique de diminution des herbicides est mise en place au niveau du Service des Espaces Verts.

Des méthodes alternatives sont utilisées :

  • Désherbage thermique (gaz)
  • Paillage des massifs arbustifs
  • Désherbage manuel

Cela a déjà permis de diminuer de 40% l’épandage de produits chimiques.

MULCHING

La Ville est équipée de tondeuses mulcheuses qui coupent le gazon en tout petits morceaux. Ces tondeuses spécifiques sont conçues pour effectuer du mulching, une opération qui permet de laisser les déchets de tonte sur le terrain.

Le fonctionnement des mulcheuses permet de hacher finement les déchets de tonte ce qui produit de nombreux avantages en terme de développement durable :

  • Fertilisation naturelle de la pelouse par la décomposition rapide des micro-organismes
  • Pas de déchets de tonte à éliminer, pas de transports vers la déchetterie et donc diminution du bilan carbone
  • La technique du mulching permet de maintenir plus d’humidité dans le sol (l’herbe coupée contient 95% d’eau et la couche d’herbe coupée qui se forme au pied du gazon limite l’évaporation lors des fortes chaleurs)
FAUCHES TARDIVES

La fauche tardive consiste à reculer la date de tonte des pelouses ou des talus après l’arrivée à terme d’une végétation composée de graminées et de fleurs. Cela représente une niche écologique pour tout un monde, composé d’insectes et de petits animaux. Ces espaces font cruellement défaut en milieu urbain et provoquent un appauvrissement, voire une disparition de certaines espèces végétales ou animales.

La fauche tardive qui a lieu après le 14 juillet, favorise le retour de la biodiversité. Elle respecte le cycle de reproduction de la prairie, facilite la reconstruction de la chaine alimentaire et respecte l’équilibre naturel du sol.

Elle permet aussi de réduire le bilan carbone de la commune avec une diminution de la fréquence d’utilisation des engins de tonte motorisés et du transport de déchets verts.

Vous pourrez constater que certains lieux dans la ville sont gérés en fauche tardives.

C’est une volonté, non un oubli !

PAILLAGE

La terre nue est un état anormal dans la nature. Pour ne pas laisser le sol nu, le jardinier à recours au paillage.
Le Paillage est une technique qui consiste à recouvrir le sol de matériaux organiques, minéraux ou plastiques pour le nourrir et/ou le protéger. Ces matériaux sont déposés au pied des plantes dans les massifs.

Les Espaces verts de la Ville d’Albertville broient désormais les déchets d’élagage, les transforment en copeaux et les utilisent pour couvrir le col des massifs arbustifs.

L’utilisation de ces déchets permet d’éviter les transports à la déchetterie, donc l’émission de CO² dans l’air. Cela participe à l’amélioration du bilan carbone.

D’autre part, le fait d’épandre une couche de paillage entre la terre et l’air permet de garder l’humidité du sol, de limiter les arrosages et d’améliorer la gestion globale de l’eau.

Le paillage permet aussi de diminuer l’apparition de mauvaises herbes.

En se décomposant, les résidus de végétaux apportent des éléments nutritifs au sol.

BILAN CARBONE

Un ensemble de mesures favorisent l’optimisation du bilan carbone de la Ville : la combinaison de plusieurs pratiques comme le Mulching, l’arrosage automatique, l’utilisation de ressources locales ou encore la fauche tardive.

Le CO² participe activement au réchauffement et donc aux changements climatiques de notre planète. La diminution de ce gaz dans l’atmosphère est devenu un enjeu mondial. La Ville d’Albertville, à son échelle, avec l’équipe des Espaces Verts, participe à cet effort en faveur d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Comment ?

  • En diminuant le nombre de déplacements
  • En faisant l’acquisition d’une tondeuse « Mulching » spécialement conçue pour broyer les déchets de tonte et les laisser sur place. Cette technique économise les allers/retours à la déchetterie puis sur le site de compostage.
  • En dotant les massifs fleuris de programmateurs qui permettent un arrosage automatique
  • En favorisant dès que possible les intrants locaux, c’est-à-dire l’utilisation de ressources locales (plantes, engrais, terreau)
  • En pratiquant la fauche tardive sur certaines parcelles, une méthode qui favorise la biodiversité et diminue la fréquence des tontes.
ECO-PATURAGE

Depuis 2015, la ville d’Albertville et le Bureau Albertvillois des Activités de la Montagne (BAAM) ont mis en place un partenariat dans lequel le BAAM met à pâturer des ânes sur les terrains municipaux (près du Château avenue Tarrentaise) afin d’en assurer le pâturage écologique en substitution à l’entretien mécanique. De plus l’eco-pâturage sensibilise les enfants et les plus grands au rapport entre l’homme et l’animal.

Poulailler municipal

Un poulailler municipal verra le jour à l’automne 2017. Installé dans le parc du Val des Roses, il permettra un important travail éducatif et inter-générationnel ainsi que la réduction des déchets ménagers.

PROTECTION DES HIRONDELLES

Projet suivi par la Ligue de la Protection des Oiseaux (LPO), le Centre Socioculturel et les enfants de la bibliothèque de quartier du Val des Roses.

Historique :

Une augmentation de destruction de site de reproduction d’hirondelles de fenêtres (espèce animale protégée) a été délivrée en octobre 2013 pour les travaux de démolition d’un bâtiment insalubre situé 5 Cours de l’Hôtel de Ville, afin de réaliser un espace public.
8 nids d’hirondelles ayant été détruits, une mesure compensatoire a été mise en place avec la pose de 13 nids artificiels à proximité immédiate.
Depuis le printemps 2014, un suivi écologique est réalisé afin d’évaluer l’efficacité de la pose de ces nids. Ceci sur une période de 5 ans.
En 2014 et 2015, deux couples nicheurs avaient utilisé ces nids artificiels.
En 2016, aucune présence observée sur ceux-ci mais des nids sont occupés sur d’autres sites proches en centre ville.
Globalement, on constate une diminution des effectifs des populations d’hirondelles en France ces dernières années d’où la nécessité de maintenir les colonies restantes en protégeant leur site de nidification.

Objectifs du projet mené par le Centre Socioculturel :

  • Sensibiliser les enfants et les familles au monde de oiseaux, à leur diversité et aux menaces qui pèsent sur les oiseaux en ville
  • Apprendre à reconnaître les oiseaux qui vivent dans notre quartier
  • Réfléchir au moyen de les attirer

Descriptif du projet :

  • Le mercredi 25 mai 2016 à la bibliothèque du Val des Roses, première approche avec un travail pour apprendre à reconnaître un oiseau (guides d’identification, livres documentaires, fiches sous forme de jeux…).
    Venue de 2 personnes bénévoles de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux). Échanges et questions des enfants.
    En extérieur : sortie en groupe d’une dizaine de personnes sur un itinéraire défini.
    Départ de la bibliothèque, 1er arrêt au Parc Aubry avec recherche des nichoirs et observation des oiseaux dans le parc, plusieurs arrêts en ville pour observer les bâtiments et les nids naturels, arrêt au niveau du bâtiment accueillant les nids d’hirondelles artificiels pour un comptage et observation des nids utilisés.
    Encadrement et public : 1 animatrice CSC, 3 bénévoles du CSC, habitants du quartier et familles des enfants.
  • Le mercredi 12 octobre, fabrication de 2 mangeoires à la bibliothèque du Val des Roses avec 15 enfants et 2 bénévoles (dont une personnes de la LPO).
  • Le mercredi 23 novembre, fabrication d’une mangeoire et pose des 2 mangeoires sur le balcon du CSC avec remplissage de graines.

Poursuite du projet dans le temps : pour l’année scolaire 2016-2017

  • Reprise du travail sur les oiseaux dès le printemps
  • Participation au suivi de la nidification en mai et en juillet avec les enfants et les familles (sorties de terrain avec les bénévoles de la LPO) au parc Aubry et en ville
  • Participation à la fête du printemps au Parc Aubry début avril 2017 (participation d’un stand LPO depuis 2014 : fabrication de nichoirs, mobiles oiseaux…)
  • projet de réalisation de panneaux d’information pour le parc et d’un petit guide des oiseaux réalisé par les enfants qui pourrait être disponible à l’accueil du CSC.
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