
Grâce à la technique de la lumière noire qui permet de ne faire apparaître que ce qui est blanc et occulte tout le reste, la pièce s’ouvre sur l’illusion admise que les fantômes flottent à quelques dizaines de centimètres du sol et sont extrêmement sensibles aux courants d’air.
Pillowgraphies invite le public à traverser l’invisible. Redonner corps aux âmes… Faire revivre. Laisser danser les revenants. Porter sur les fantômes un regard neuf et enrichi pour les laisser repartir, enfin, libres.
Trouvant une partie de son inspiration dans les cours de récréations des enfants, Pillowgraphies s’émaille également de citations chorégraphiques simples et anciennes pour construire et déconstruire un ballet de fantômes. Le ballet classique n’est pas la seule référence détournée ; plusieurs revenants sont convoqués comme la chorégraphie de Maurice Béjart sur le Boléro de Ravel ou des séquences rappelant certaines compositions de Merce Cunningham.
Le dialogue entre musique et danse se conduit aussi sur un mode fondé sur les impressions passées et les souvenirs diffus.
Image : Roger Legrand